Le chrétien et la culture - Shora Kuetu





Vous savez pourquoi Dieu quand il va choisir quelqu'un, il va mettre beaucoup de temps à le façonner, le travailler ? Tout simplement parce que nous sommes tous affectés par le péché. Nous sommes tous, vous et moi affectés par le péché. La Bible dit dans Romains 3 :23 que tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Tous. Très souvent nous minimisons les dégâts que le péché a causé dans nos vies.

Lorsque nous parlons du péché, on a tendance a tout de suite associer le péché à l’adultère, l’impudicité, la convoitise. C'est vrai, c'est le péché. Mais ces péchés ont des conséquences terribles sur notre vie, la manière de concevoir les choses, de concevoir même le ministère que Dieu nous a confié. Et parmi les dégâts causés par le péché, y a les traditions, les coutumes, culture humaines. Et ça c'est plus terrible encore.


Lorsqu’on parle du péché par exemple, vous devez comprendre que le péché est d’abord un acte. Deuxièmement, le péché est un état. Parmi les états des péchés, nous avons les traditions humaines, les cultures des hommes.

Je donne un exemple. Le péché en tant qu’acte, les enfants ne le commettent pas. Ils sont innocents. Mais par contre, ils sont dans un état de péché, parce que l’état du péché représente l’environnement dans lequel cet enfant est né, dans lequel il va grandir. Cet environnement est composé de traditions, de coutumes, d’une culture / des cultures. Et l’enfant qui nait dans cet environnement va être formaté. C'est-à-dire rendu disponible pour pouvoir recevoir toutes sortes d’éducations liées à sa culture, liée à ses traditions ou coutumes.

Le péché en tant qu’acte, c'est ce qu’on va poser comme acte de façon délibérée : insulter, mentir, etc… ce sont des actes que nous posons. Même les bébés qui ne pèchent pas sont dans un état de péché, pollué par le péché. Il n’y a pas un seul endroit sur la terre que le péché n’a pas affecté. Le monde même a été soumis à la vanité à cause de la chute de l’homme.

Nous sommes tous soumis à ces choses-là. Même ceux qui ne pèchent pas volontairement, néanmoins, ils sont quand même affectés par l’environnement dans lequel ils sont nés, ils évoluent. Donc vous vous rendez compte, Dieu vient nous chercher dans ces environnements-là. Il vient nous appelé dans ces environnements ainsi pollués par le péché.

Vous imaginez, Dieu qui nous choisit, nous appelle à Lui ? Alors que notre culture nous a formaté, détruit, façonné, et il doit maintenant nous sortir non seulement du péché en tant qu’acte (que nous posions dans le monde), mais également nous purifier, nous débarrasser de notre culture, des choses mauvaises liées à la culture, aux traditions et aux coutumes. Il doit également nous détacher de toutes ces choses-là par l’enseignement, et par des brisements des fois, parce que si on est résistant, Dieu doit procéder au brisement et ça fait mal. Notre chair est fortement attachée à notre culture. Et très souvent la culture influence tellement au point où nous pouvons bien qu’étant chrétien, nous dérober de la volonté du Seigneur. Au point où nous préférons obéir à la culture, faire les choses en fonction de notre culture, que de les faire en fonction de la Parole du Seigneur.

Chaque peuple, nation, langue, ethnie, dialecte… tout est soumis à ces choses, tout a été pollué. Et derrière ces traditions, ces coutumes, ces cultures, vous avez les démons ! Vous avez des puissances occultes, des entités spirituelles, qui veillent à ce que l’état de péché soit maintenu dans votre cœur. C'est à dire vous pouvez quitter l’environnement dans lequel vous êtes né, dans lequel vous avez grandi, mais tout en exécutant, agissant, réagissant par rapport à l’éducation reçue, au formatage reçu dans notre environnement, même si tu as quitté ton environnement, même si tu quittes ton pays, néanmoins, ton cœur est déjà formaté et travaillé.

Je donne un exemple. Les enfants d’Israël vont quitter physiquement l’Egypte. Ils arrivent au désert de Sinaï. Moïse va s’absenter pendant 40 jours et eux ils vont aussitôt s’ériger une statue, un veau d’or. Bien qu’ayant quitté l’Egypte, mais dans leur cœur l’Egypte y était. Dieu va procéder à un travail de purification qui va prendre 40 ans d’errance dans le désert.

Je voudrais vraiment que vous ouvriez grandement vos oreilles. Je pense que cet enseignement va tous nous aider. Moi ça m’a énormément aidé. Y a des endroits où je vais, ils ne savent pas de quel pays je suis. Bien qu’étant fier d’être congolais, Dieu m’a aidé à comprendre qu’il y a beaucoup de choses dans ma culture qui peuvent affecter mon ministère comme c'est le cas de beaucoup de serviteurs congolais.

La culture dans laquelle nous sommes nés, qui constitue un état, peut-être ce lien qui t’empêcherait de percer. Prenons le cas d’un homme dans la Bible.

Exode 2 :15-20 - Or Pharaon ayant appris ce fait-là, chercha à faire mourir Moïse ; mais Moïse s'enfuit de devant Pharaon, s'arrêta au pays de Madian et s'assit près d'un puits. 16 Or le prêtre de Madian avait sept filles qui vinrent puiser de l'eau, et elles remplirent les auges pour abreuver le troupeau de leur père. 17 Mais des bergers survinrent et les chassèrent ; et Moïse se leva et les secourut, et abreuva leur troupeau. 18 Et quand elles furent revenues chez Réuel, leur père, il leur dit : Comment se fait-il que vous soyez revenues si tôt aujourd'hui ? 19 Elles répondirent : Un homme Egyptien nous a délivrées de la main des bergers ; et il a même puisé, puisé de l'eau pour nous et a fait boire le troupeau

Là nous sommes en train de parler de Moïse. C'est un hébreu. Mais un hébreu qui était né en Egypte, dans un environnement qui était pollué. Un environnement où il y avait la haine, où on avait inculqué de la haine contre les hébreux. Maintenant Moïse va naitre dedans. Il va y grandir jusqu’à 40 ans. Si vous lisez dans Actes 7 :22 - Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Egyptiens ; et il était puissant en paroles et en œuvres. Voilà pourquoi quand il va quitter l’Egypte à l’âge de 40 ans, il va se présenter devant les filles de Jethro. Quand elles ont vu Moïse, elles ont cru qu’il était Egyptien parce qu’il parlait avec l’accent Egyptien, il s’habillait, il se comportait comme un Egyptien parce qu’il était né en Egypte. C'était sa culture, mais pourtant Moïse était hébreu. Donc tu peux te dire chrétien, mais avoir la culture du monde. Donc si c'est le cas, tu n’as pas encore expérimenté réellement la nouvelle naissance. Je parle des choses qui sont mauvaises dans la culture, parce qu’il y a aussi de bonnes choses.

Beaucoup de gens se disent chrétien, mais leurs choix se déterminent non par rapport à la parole de Dieu mais par rapport à la culture, leur choix par rapport à ce qu’ils entreprennent. Vous avez des gens qui vont refuser d’aller travailler dans un pays parce qu’ils n’aiment pas les gens de ce peuple, ils vont refuser d’aller travailler dans un village parce qu’ils n’aiment pas les gens de ce village. Ils n’aiment pas se mettre par exemple avec des blancs parce qu’ils sont racistes. Mais pourtant ce n’est certainement pas la volonté de Dieu que tu refuses ces choses-là ; que tu refuses par exemple d’aller travailler en Europe ou dans un village.

Je veux que nos écailles tombent. Que nous réalisions que notre culture peut nous sortir de la Parole de Dieu. Moïse arrive à 40 ans, Egyptien, mais il était un hébreu, et il parlait comme un Egyptien. Or il avait un appel sur sa vie. Alors Dieu devait l’envoyer auprès de pharaon. Mais on aurait pu se dire que ça aurait été beaucoup plus facile que Moïse reste Egyptien devant pharaon, parce qu’il parlait le même langage que pharaon. Mais ce n’était pas dans le plan de Dieu, parce qu’on ne peut pas combattre pharaon avec les armes de pharaon. On ne peut pas combattre Satan, répondre à l’appel du Seigneur tout en mélangeant les choses de sa culture dans le ministère, dans l’appel. Alors qu’est-ce que Dieu va faire ? Il va utiliser 40 autres années pour enlever les 40 ans de formatage de Moïse par l’esprit Egyptien !

La Bible dit que Moïse était puissant en paroles et en œuvres quand il était dans la peau d’un égyptien. Voilà pourquoi avec beaucoup d’audace, de force il va se présenter devant ses frères pour dire : « ne vous battez pas ». Il se mettait déjà à la place d’un dirigeant avant le temps.

Quand Dieu va le façonner pendant 40 ans, il va enlever toute la culture égyptienne. Dieu voulait qu'il connaisse cette culture pour mieux la combattre. Mais il ne voulait pas qu'il utilise leurs armes. Une fois que Dieu a enlevé l’Egypte du cœur de Moïse, 40 ans après lorsque Dieu va se révéler à lui dans Exode 3-11 :

Et Moïse répondit à Dieu : Qui suis-je, moi, pour aller vers Pharaon, et pour faire sortir de l'Egypte les enfants d'Israël ?

« Qui suis-je » ! Voilà un homme qui a été dépouillé de l’orgueil Egyptien. Exode 4 :10

10 Et Moïse répondit à Yahweh : Hélas ! Seigneur ! Je ne suis point un homme qui ait, ni d'hier ni d'avant-hier, la parole aisée, ni même depuis que tu parles à ton serviteur ; car j'ai la bouche et la langue empêchées.

Donc Moïse bégayait ! Voilà 40 ans après, à cause des souffrances, Moïse a commencé à bégayer. 40 ans auparavant, Moïse parlait. Il savait comment s’exprimer. Mais quand Dieu l’a dépouillé de la culture égyptienne, il dit : « qui suis-je ? » ! Voilà l’humilité que Dieu voulait.

Deuxièmement, il dit : « je ne sais pas parler ». Mais en Egypte on disait qu’il était puissant en paroles, un homme très éloquent. Mais quand Dieu l’a brisé, Moïse avait perdu le verbe.

Alors qu’est ce qui se passe dans les assemblées ? Pourquoi autant d’échecs dans les ministères? Je veux parer aux « noirs » d’abord…

Faites le constat. Faites le bilan. Combien de pères spirituels vous connaissez dans notre nation, (je parle des pères apostoliques), à qui vous pouvez confier vos problèmes, qui ne vont pas vous draguer, qui ne vont pas vous demander de l’argent, vous recevoir à tout moment ? Qui ont formé des gens et ont vieilli tout en gardant la sainteté ? Qui pouvaient vous donner de l’argent quand vous n’en aviez pas ? Des hommes comme Osborne ?

En RDC, il y en a un qui est mort, Simon Kimbangu. Je ne parle pas des Kimbanguistes ! Pourquoi autant d’échecs ? Regardez chez les musiciens. Dix ans de carrière c’est difficile pour un musicien (congolais) chrétien. Dites-moi le nombre de musiciens chrétiens vous connaissez qui ont fait 30 ans, et qui ont, avec la grâce, formé beaucoup de gens, écrit des livres, laissé un héritage pour la nation ? Pour les générations futures ? Faites le bilan, présentez-moi des noms.

Pourquoi autant d’échecs ?

On dit « Satan les a combattus » Oui, mais est ce que Satan ne combat-il pas les blancs aussi ?

Cet enseignement est très capital. Un des problèmes majeurs de l’échec de nos pasteurs, de nos musiciens chrétiens, chantres, des jeunes qui ont reçu un appel prophétique pour être des voix pour des nations, une des raisons de l’échec, c'est la culture. La culture de chaque tribu, ethnie, les coutumes et les traditions que nos ancêtres nous ont léguées. Ils nous ont légué de bonnes choses, mais il y aussi des mauvaises.

Imaginez. Vous recevez un appel puissant dans cette culture. Vous ne laissez pas Dieu vous façonner, vous travailler, ce sera difficile pour vous de percer. Avant de développer la culture africaine, congolaise notamment, allons dans Jérémie Chapitre 10 :

Ecoutez la parole que Yahweh vous adresse, maison d'Israël ! Ainsi parle Yahweh : N'apprenez pas les façons de faire des nations, et ne craignez pas les signes des cieux, parce que les nations les craignent. Car les lois des peuples ne sont que vanité. On coupe le bois dans la forêt ; la main de l'ouvrier le travaille avec la hache.

Dieu dit : « n’imitez pas les coutumes des nations, elles ne sont que vanité ! »

La culture que Dieu veut pour toi et pour moi, c'est la culture biblique. Elle est au-dessus de toutes les cultures. Elle transcende toute les cultures humaines. Il est beaucoup plus facile pour nous autres d’obéir à nos coutumes et traditions qu’à la Parole de Dieu.

Dieu dit dans Marc 7 :3 - Car les pharisiens et tous les Juifs ne mangent pas sans s'être lavé leurs mains jusqu'au coude, conformément à la tradition des anciens.

Nous avons reçu nos traditions de la part de nos anciens, nos ancêtres littéralement. C'est comme un héritage. La tradition africaine est une tradition orale : de bouche à l’oreille. Nos parents nous les ont léguées par la manière dont ils nous ont formés, éduqués. Nous avons reçu cette éducation-là.

Au verset 13 de Marc 7 : anéantissant ainsi la parole de Dieu par votre tradition que vous avez établie. Et vous faites encore beaucoup d'autres choses semblables.

De ce fait, la tradition de l’homme, les coutumes humaines, annulent la Parole de Dieu dans nos vies, dans nos cœurs, même étant chrétien.

Alors comment ces traditions ou cultures nous sont-elles transmises ?

1)La première école, c'est la famille.

Au sein de ta famille, c'est là qu’on va t’inculquer les valeurs de ta culture, de ta tradition, de tes coutumes de ton père et ta mère, parce qu’on ne donne que ce que l’on a reçu. Or il se trouve que beaucoup de nos parents n’étaient pas chrétiens. S’ils l’étaient, ils étaient religieux.

Ils nous ont transmis par leur éducation des coutumes. Voilà pourquoi beaucoup à leur naissance on leur a amené voir des « nganga », on leur a fait faire des incisions, ils ont eu contact aussitôt avex des divinités, avec des puissances occultes, la sorcellerie, la magie, avec des tradipraticiens, « mandonan », « tansimba » …

Et on retrouve ces cultures, traditions, coutumes d’abord dans les familles. Lors de la dot, les choses que l’on demande, toutes ces choses mystiques. C'est comme ça qu’on nous a formatés, dès notre enfance ! Des cérémonies mystiques, bizarres.

2)La deuxième école de formatage, ce sont les écoles

Les instituts de formations : maternelles, primaires, secondaires, etc… C'est au sein de ces institutions que les enfants vont être vraiment formatés ! On va remplir notre crâne de chose, de la philosophie, de choses terribles !

Il y a des bonnes choses qu’on peut recevoir de ces deux écoles, mais y a surtout beaucoup de mauvaises choses. Vous verrez que ceux qui ont beaucoup étudié, s’ils ne font pas attention ils peuvent commencer à raisonner. La culture grecque, la philosophie grecque, la pensée grecque… et puis on commence à combattre même Dieu, on commence à raisonner. Voilà pourquoi Dieu utilise souvent les gens qui n’ont pas forcément des bagages, des gens qui sont comme les apôtres.

3)Le voisinage

Les amis, etc… Imaginez maintenant, vous avez 20 ans, vous êtes bien formaté, et Dieu vient, il vous appelle. Vous êtes par exemple Mukongo (du bas Congo) et les Ntangu. Chez les Ntangu, ils ont aussi leur manière de voir leurs choses. Je donne un exemple qui n’est pas forcément vrai : Chez les Ntangu par exemple, la femme ne doit pas épouser un Muniangu. On vous a formaté comme ça. Ecoutez-moi bien, parce que je pense que beaucoup vont recevoir la délivrance. On t’a inculqué ça. Pour toi on te dit que si tu épouse une femme Munianga, tu vas mourir à l’âge de 30 ans. Bien qu’étant chrétien, il y a cette peur qui t’anime. D’un côté t’es dans la culture de ta famille, de ton village, et de l’autre y a la Parole de Dieu. Tu es devant deux choix. Ça ce n’est que la culture de ta tribu, même pas du pays, parce qu’il y a également la culture du pays !

Vous verrez que les juifs, les Paul, etc… avaient les mêmes problèmes. Paul dira dans Galates 3 : 28 - il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme ; car vous êtes tous un en Jésus-Christ.  Vous voulez savoir pourquoi à Kinshasa quand un pasteur est Luba, vous allez voir que la plupart de ses collaborateurs sont Luba ! Si vous voyez ces choses-là, c'est qu’il n’y a pas le réveil. Le réveil c'est quoi ? C’est comme un filet qu’on jette dans l’eau. Quand vous jetez ce filet, est-ce qu'il va ramener que des poissons d’une seule espèce ? – Non. Voilà, donc il n’y a pas le réveil.

Deuxièmement, quels sont les choses qui sont dans notre culture ici ? Par exemple, dans la culture Africaine, les jeunes n’ont pas droit à la Parole devant les anciens. Les jeunes et les femmes sont totalement exclus. Dans la culture africaine, la place de la femme est dans la cuisine. Et son rôle c'est de faire des enfants. Et l’homme est macho, celui qui doit ramener de l’argent… quoi que maintenant avec la pauvreté on pousse les femmes à aller se prostituer. Mais c'est dans la culture. Et le nombre de talents qui sont gâchés, brisés, détruits, à cause de la culture, c'est incroyable… Je sais que les hommes machos n’aiment pas les choses que je dis là … regardez à quel point nous sommes attachés à nos traditions : le nombre de chrétiens qui marient leur filles et qui exigent la dot.

Même à Paris, on connait ce problème. J’étais étonné de voir un couple que je connais personnellement, ils étaient en train de marier leur fille, et ils demandaient 3000€ de dot. Comment voulez-vous travailler avec de telles personnes ? Parce que par la dot tu vas vendre ta fille… Voilà pourquoi si la femme est stérile, l’homme est dans son droit d’aller voir ailleurs, parce qu’il estime que le produit qu’on lui a vendu ne répond pas à ses besoins !

Oh ! que Dieu aide les sœurs !

Mes amis, en tant que chrétien, nous devons observer la Parole de Dieu. Ce qui fait que quand tu es devant un choix, tu vas faire un choix en fonction de ta culture, et non en fonction de ce que Dieu veut. C'est pourquoi Dieu m’a fait écrire ce livre « Eglise influente ou influencée ». L’influence de l’Eglise provient également de la culture.

Regardez l’église africaine. Dans la culture africaine, il y a la notion du chef. Tellement les africains sont affectés par cet esprit, quand ils deviennent pasteurs, ils deviennent automatiquement des chefs de tribus, malgré eux. Et comme dans la culture africaine, le chef on doit l’adorer, il y a l’idolâtrie. Mes amis, l’homme noir peut adorer les plantes facilement. Dans la culture congolaise, il y a tellement l’idolâtrie, c'est encouragé. Comme Mukuna Dieu en 86. Il se lève il se dit : « je suis dieu ! » Il passe à la télévision, on lui demande : « depuis quand monsieur Mukuna êtes-vous devenu dieu ». Il dit : « depuis quelques années. » Est-ce que vous me suivez ? Ça veut dire que notre culture (noire) est basée sur l’idolâtrie, l’animisme : voilà pourquoi on adore la nature, les plantes, l’eau. Imaginez maintenant qu’on arrive dans le Seigneur, que Dieu utilise un homme puissamment, on dit : « nous sommes des « shoristes », des « shoraman », » etc… maintenant si Shora n’est pas délivré de la culture, il dirait : « voilà mes adeptes, je n’ai qu’à leur exiger. » Parce qu’une idole est exigeante. Donc si une idole t’exige une contribution charnelle, tu ne peux que t’exécuter. Voilà comment tous ces pasteurs vont avec des femmes, parce que, y a tellement la peur de l’idole, de la malédiction, ça fait partie de ta culture…

Alors quand le pasteur te dit : « viens, enlève tes vêtements » automatiquement tu t’exécutes. Et il fait ce qu’il a à faire. Il dit : « je suis l’oint de Dieu ! - Loin non par rapport à l’onction, mais par rapport à la distance, bien sûr – et si tu oses parler, je vais libérer des paroles sur ta vie ». – « Oui, homme de Dieu ». Vous rigolez mais c'est grave ! Donc ça fait partie de ta culture. Tu peux avoir l’onction, une belle voix, avoir du succès pendant un, deux, trois, cinq ans, mais ta culture est basée sur l’idolâtrie, sur l’orgueil… Voilà quelqu’un qui était en babouches, Dieu lui fait grâce d’avoir un véhicule, il ne s’arrête plus pour prendre les frères et sœurs. Il change de langage. Vous allez remarquer ça chez nous. Il te parle avec arrogance. C'est la culture !

Je vais vous dire. Je rends grâce au SEIGNEUR pour moi. Il le fera pour vous aussi.

Dieu a permis que j’aille tôt ailleurs, être dans un milieu de blancs, apprendre des bonnes choses liées à leur culture : la ponctualité, qu’on ne retrouve pas chez nous. On dit 14 heures, 16 heures les gens arrivent. On dit « c'est l’heure africaine ». Ça parait anodin, mais notre culture est basée sur le mensonge ! On te dit 14h, les organisateurs de ce programme savent que c'est 16h ! C'est le mensonge ! Mais on pense que ce n’est rien. Dieu ne peut pas te faire confiance. Je vous dis les choses vraies !

Un frère me disait au téléphone : « comment faire pour avoir la grâce que tu as ». Je ne suis pas satisfait de ce que Dieu m’a donné, attention, je lui rends grâces, mais je dis qu’il peut encore faire plus, et je prie par rapport à cela. Il y a un prix, il y a un travail, il y a une discipline derrière. La grâce, Dieu la donne à tout le monde, mais il faut l’entretenir. Or ta culture t’empêche d’entretenir ta grâce. Le problème est là, ta faille est là !

J’ai étudié longtemps la culture noire. Dans notre culture, on ne nous a pas appris l’avenir, on nous a appris à vivre au jour le jour. L’homme blanc va faire des projets sur 50 ans, sur un siècle, comment est-ce que son pays sera dans un siècle, y a déjà la maquette. L’homme noir vit au jour le jour. Ce qui fait qu’à cause de cette culture, nous sommes gourmands, c'est-à-dire quand il y a l’élévation il faut rapidement manger, parce que demain il n’y aura plus rien. En mangeant ainsi, tu te compromets, tu casses ton ministère sans te rendre compte, tu vas amasser un peu, tu t’achètes une maison tu penses que c'est ça la finalité, et puis t’as plus la grâce, on t’oublie et c'est fini. Et tu ne laisses aucun héritage.

Un des secrets de mon ministère, c'est aussi la délivrance que Dieu m’a accordé, qu’il m’accorde toujours par rapport à ma culture, ce qui me permet de rentrer dans des endroits où il n’y a que des blancs. Il y a une église où il y a plus de 300 blancs en Allemagne où y a que des blancs, des allemands, des italiens, etc… de tout, mais essentiellement d’allemands blancs, qui me contactent par leur ancien parce qu’ils ont suivi un de mes enseignements. J’ai eu un de leur frère qui m’a appelé avant de venir. En octobre, j’ai un séminaire là-bas. Ils sont très exigeants. Il regarde si tu vis comme un africain, si tu te comportes comme un africain, si tu t’organises comme un africain. Mes amis, j’ai pu voir la grâce de Dieu la manière dont l’homme blanc chrétien, ou l’homme blanc tout court, voit le « noir ». Je vous dis, c'est comme un esclave.
Des fois je dis à mes frères congolais, mes collaborateurs : « sortez de ça ! » Et c'est comme ça que j’ai commencé à former tous les gens que vous connaissez. C'est-à-dire si c'est à 10h, tu arrives à 10h01, la porte est fermée ! Parce que je suis là moi-même à 9h, une heure à l’avance. Si tu dois venir en retard, tu m’appelles, et c'est comme ça qu’ils ont été enseignés, formés. [Si] j’apprends qu’un des anciens va demander de l’argent à des fidèles, on l’avertit une fois, deux fois, on le vire. [Si] j’apprends qu’il y en a un qui convoite une sœur, qui drague, on l’avertit une fois, deux fois, on le vire. Vous négligez cet aspect ? Ne cherchez pas répondre à l’appel, parce que vous finirez comme les autres. Ne pensez pas qu’ils sont plus fautifs, plus pécheurs que nous !

Dans notre culture, il y a l’idolâtrie ! Il n’y a qu’à voir comment on pouvait danser et chanter pour Mobutu. Vous retrouverez cela dans les églises. Des gens qui chantent pour les pasteurs, des musiciens qui lancent les noms des pasteurs, qui s’agenouillent devant les pasteurs ! C'est clair.

Parce qu’il y a l’idolâtrie, il y a forcément la glorification de l’homme, du ministre. Voilà pourquoi, au moindre succès, tu ne peux plus parler aux gens qui ne sont pas connus. Quand tu commences à côtoyer un peu les grands, tout ceux qui sont « ici et là », tu ne peux plus leur parler, parce que ça fait partie de ta culture. Or le blanc, il peut être une grande star, tu vas le retrouver « là-bas » en train de parler avec tout le monde, de faire ses courses comme tout le monde. Et les gens ne vont pas forcément s’attrouper pour commencer à crier tout ça… Non. Il prend son train, il prend son bus, comme tout le monde ! Mais il est très riche.

Pourquoi des pasteurs africains, qui sont en Europe, d’origine Zaïroise / congolaise, il y en a très peu, personnellement je n’en connais même pas, qui ont pu former des blancs, et des gens issus des nations, qui les ont envoyés en mission. A chaque fois qu’il y en a un qui à la grâce, il commence l’œuvre, et que des blancs commencent à venir, ils vont repartir parce que ils voient la culture : le retard, l’idolâtrie, le mensonge, l’orgueil, l’homme de Dieu, la cupidité, la gourmandise, il n’y a aucun projet pour l’avenir, le racisme, le tribalisme.

Il y en a un avant de venir, j’ai parlé avec lui. Il y a 6 mois, il m’appelle. Il avait une grande assemblée en province, y avait beaucoup de blancs. Un autre qui est venu en Angola, et les deux se sont battus pour le poste ! Tous les blancs sont partis ! C'est la honte ! Pour vous dire à quel point les Congolais déconnent là-bas, y en a beaucoup qui ne viennent plus en Europe. Les musiciens que vous connaissez ici, ils n’ont plus pignon sur rues. Pourquoi ? Cupidité, mensonge, orgueil, la star mania, et y a plus rien. Quand on voit un peu de succès, ça met des produits, ça éclaircit la peau, etc… la culture ! On dit « nous sommes chrétiens ».

Je parle du Congo, mais cela ne veut pas dire que les autres pays ne sont pas affectés.

Partout où je voyage, les gens me demandent : « d’où tu es ?».  Je dis : « je suis du Congo ». On me dit « mais tu ne parles pas comme un Congolais, l’organisation, comment vous travaillez tout ça, etc… ce n’est pas possible, arrête de mentir ». A chaque fois, on me dit « regardez vos collègues, ce qu’ils ont fait ! Ils sont venus, ils ont couché avec nos femmes, pris notre argent ». Partout, en Côte d’Ivoire, Gabon, Brazza, Canada, aux Etats-Unis, etc… Et tu te dis : mais ce n’est pas possible …

Vous allez voir un Congolais qui est en France. Dieu lui dit ta femme est une blanche. Il dit : « Non ! Moi mes parents au pays, m’ont enseigné que parce que je suis Luba, je dois épouser une Luba ! ». Il fait des programmes, des projets, la femme effectivement vient. Mais malheureusement, la femme devient une carie. Voyez comment on passe à côté. Je suis convaincu que si Dieu m’avait donné une femme congolaise, je ne dis pas qu’elles sont mauvaises, peut-être même que le ministère n’allait pas prendre autant d’ampleur. Mais nous avons des sœurs qui sont très vertueuses.

Dans la culture congolaise, la femme est très jalouse. Si elle voit son mari, ou son « daddy » parler avec quelqu'un, elle peut passer sans les saluer. Une telle femme, elle détruit le ministère. C'est la culture. Parce que la femme congolaise, à cause de la culture elle est très soupçonneuse. C'est une lionne. Dans la culture congolaise, c'est une insulte, pratiquement, si une femme est plus âgée que son mari.

Je vais vous dire une chose. J’aime beaucoup mon pays. Je me dis que Dieu nous fait un tout petit peu la grâce. On n’a partagé cette grâce avec des nations. Il y a des nations qui bénéficient de cette grâce, plus que nous au Congo. Je me dis que le temps arrive où ma nation doit également bénéficier de cette grâce. Voilà pourquoi on investit autant dans vos vies. Il n’y a aucune arrière-pensée derrière dans la manière de vous former. Mais ce qui souvent fait barrage, c'est la culture congolaise. Elle est forte, elle est terrible. Elle a réussi à détruire beaucoup de grands ici.

On prend tout à la légère. Il y aussi la culture de l’homme noir : américain, antillais, français etc… Une étude a été faite sur l’homme noir. Les noirs vont plus avoir confiance au pilote blanc, qu’au pilote noir. Vous prenez un médecin noir, un médecin blanc, le noir vont préférer un médecin blanc. Très peu de noirs s’aiment réellement. Vous allez à l’ambassade congolaise à Paris, ils vont vous traiter comme des chiens. Mais vous allez à l’ambassade de France ici à l’étranger, même étant noir, vous sortez le passeport, on vous respecte. Il y a un problème.

L’étude qui a été faite c'est quoi : autant chez le noir africain que chez le noir américain, ils vivent dans le présent. Sa vision, c'est avoir une belle voiture, belle maison, et puis le sexe, l’alcool. Mais le blanc il va investir, il va travailler, former les gens, laisser des héritages. Vous allez aux Etats Unis, qu’est-ce qu’ils font ? La drogue… ils se réveillent à 11h, le soir ils dorment tard, ça boit, ça fume… les blancs vont travailler, étudier. Vous savez, la plupart des délinquants en Europe ce sont les noirs. Vous ne verrez pas les chinois dans la bagarre, etc… Les enfants indiens, non plus. Regardez dans notre pays. Nous avons des intellectuels. Est-ce que nous avons crée un petit appareil ?

Que faire ?

Je demande souvent au Seigneur : mais les noirs ils ont fait quoi ? Honnêtement…

Actes 3 :19 - Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés

« Metanoïa » : changement d’avis. Ton avis était influencé et tes avis étaient influencés par ta culture. Ton choix, par rapport au mariage a été influencé par ta culture. Maintenant tu ne dépends plus de cette culture-là. Tu es censé dépendre de la Parole de Dieu maintenant. Donc il n’y a pas d’autre choix que la repentance.
Dans la repentance, il y a :

1) La conviction : des choses bonnes (respect des vieillards, etc…) et moins bonnes. Tu es convaincu et tu te rends compte que ta manière de faire n’était pas bonne.

2) La confession. Il ne suffit pas d’être convaincu. Il faut également confesser son mal : « Seigneur je confesse cela … »

3) L’abandon ou la conversion.

Dans nos églises, nous avons souvent des gens qui se repentent, mais très peu de convertis. La conversion, c'est le fait de se détourner maintenant de ce mauvais chemin et d’aller vers Dieu, vers la vérité. De sorte que quand les gens vont te voir, ils se demanderont : « mais t’es congolais ou quoi … parce que tu n’es pas comme eux … ».

[…]

Convertissez-vous également. Repentez-vous et convertissez-vous. Il ne suffit pas seulement de confesser, de pleurer et après-demain tu replonge dans le péché. Après demain, ainsi de suite, etc… Il faut réellement qu’il y ait un changement. Il y a des gens qui disent : « moi je ne pourrais jamais épouser une blanche ». Oui, mais tu dis « moi ». Mais celui qui a vécu la « métanoïa » dira ma chair veut ça, mais je dépends de Dieu. Le Seigneur dit : « si cette coupe peut s’éloigner de moi, toute fois non ma volonté, mais ta volonté ».

Je vous en supplie, je voudrai vous voir réussir dans vos ministères, c'est ma prière. Je donnais cet enseignement là-bas, je peux vous dire que beaucoup ont commencé à voir la transformation dans leur cœur. Des qui ne parlaient pas bien le français, qui venaient à peine d’arriver, on les a aidé, formés, on les a envoyés en mission.

L’Evangile doit nous changer. Si l’Evangile ne change pas ta culture, ce n’est pas l’évangile. Paul dit : ne vous conformez pas aux siècles présent mais soyez transformé (Romains 12). La transformation dans l’esprit, par le renouvellement de l’intelligence. Il faut que ton esprit qui est affecté par ta culture soit totalement renouvelé, sinon rien. Tu peux avoir une belle voix, un peu de succès, l’éloquence, la connaissance, un peu d’onction, guérison, miracle, des dons, mais tu n’iras pas loin parce que ta culture va te rattraper. Si tu veux travailler dans ton pays, alors oui. Mais si tu veux gagner les nations, alors change ta culture. Paul dit avec les grecs j’ai été comme un grec pour gager les grecs. C'est ça l’Evangile. Sinon c'est zéro.

J’ai pu voir des blancs, très riches, venir demander la prière. Je prie pour eux, je parle leur langage. Avec des scientifiques, tu parles leur langage et c'est comme ça que tu peux les gagner. Et les gens sont étonnés.

Dans la culture noire, il n’y a pas la notion de la lecture. La France, qui est mon pays d’adoption m’a aidé énormément. A l’école, on nous a appris à lire, on nous donnait des livres à lire, chaque mois et fallait faire un résumé. C'est comme ça que j’ai appris à lire et à aimer la lecture. Je pouvais lire trois livres en quelques semaines. Ça m’a aidé à méditer davantage la Parole de Dieu de fond en comble.

Vous êtes étonnés de voir le peu de connaissance que Dieu m’a donné, c'est parce que Dieu m’a déplacé et amené dans un autre endroit que ma culture ne m’avait pas apprise. Et c'est comme cela que j’ai pu par la grâce de Dieu commencer à écrire.

Et les gens sont étonnés quand je leur dis que je n’ai aucun diplôme. Ils sont choqués.

On ne lit pas, voilà pourquoi ces églises sont malades. Il faut la repentance. Peut-être même que tu es depuis des années dans cette assemblée, tu es toujours en retard, ta vie est basée sur le mensonge, tu trouves ça logique. Les rapports que tu as avec les frères et sœurs sont souvent basés sur des intérêts. Il faut qu’on se repente. Surtout la jeunesse. Vous êtes l’espoir de l’église congolaise.

Dans la culture congolaise, tu sais comment on va parler : « Donnes-moi ce verre ! ». Mais le respect, il n’y a pas. Alors il faut qu’on se repente. J’ai eu des blancs en France qui m’ont dit : « ne nous envoie pas les Africains ici ». Je dis : « mais ils oublient que je suis africain … ».  Et les blancs qui viennent travailler chez nous, les choses de leur culture, ils doivent aussi les mettre de côté pour travailler, pour s’adapter.


QUESTIONS – REPONSES

Matthieu 25:1 à 13

Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d'huile avec elles; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases. Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. Au milieu de la nuit, on cria: Voici l'époux, allez à sa rencontre! Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. Les sages répondirent: Non; il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure. Matthieu 25: 1 à 13